Taiko ou Wadaiko : les tambours japonais

Vous connaissez désormais mon amour pour les percussions en tout genre,  impossible d’identifier la naissance de cet engouement. Peut être est-ce parce que « frapper » des objets du bout des doigts, « clapper » des mains et taper des pieds est à la portée de tout le monde, comme une marque primitive et libératrice commune à toutes les cultures ? Il se trouve que j’aime un tas d’instruments, mais je me dirige plus facilement vers des intruments percussifs.

Aujourd’hui je souhaite vous parler des tambours japonais : Taiko ou Wadaiko. Parce que je suis tombée amoureuse du groupe Ondekoza en visionnant un reportage sur le Japon il y a de cela quelques mois, mais aussi parce que je pense quotidiennement aux japonais ces derniers temps… 

Le wadaiko est un tambour traditionnel japonnais taillé dans une seule pièce de bois. Joué en extérieur, il accompagne les célébrations dans les temples Shinto ou intervient dans les fêtes traditionnelles de villages. Les résonances riches et délicates de l’instrument naissent du travail des postures et de la dynamique corporelle des « joueurs ».

De tailles et de bois différents, le wadaiko est joué avec des bâtons ou des baguettes, en frappant les peaux ou les fûts conférant ainsi une infinité de sons et de combinaisons rythmiques. Le wakaido est souvent accompagné d’instruments à cordes ou de flûte qui constrastent avec cette force percussive. Un grand nombre de groupes japonais sillonnent le  globe initiant ainsi les peuples du monde à leur culture traditionnelle : Ondekoza, Kodo, Tao, Wadaiko Yamato, Tao, Gocoo

Je terminerai cet article par un aparté inspiré de la tradition percussive au Japon : AKIRA (j’ai posté une vidéo ici ) cet animé japonais pour lequel le collectif musical Geinoh Yamashirogumi a réalisé en 1988, la bande originale qui est tout simplement géniale !! D’après wikipédia :
« Geinoh Yamashirogimi regroupe des centaines de personnes de toutes les conditions sociales : journalistes, docteurs, ingénieurs, étudiants, hommes d’affaires, etc. Ce melting-pot de talents et d’idées apporte une dimension hors pair de créativité dans leur travail, que l’on connaît pour être une fusion habile de musique traditionnelle avec la haute technologie. Par exemple, dans les années 1980, le synthétiseur digital MIDI ne pouvait pas manipuler les systèmes de réglage d’accord de musique gamelan traditionnelle, donc le groupe a dû commencer à partir de zéro, apprenant la programmation pour pouvoir modifier leur équipement et ce, tandis qu’ils travaillaient sur ce qui deviendrait leur travail le plus connu, la bande sonore de l’anime Akira de Katsuhiro Otomo. Mais cette œuvre n’est pas à elle seule représentative des travaux de ce groupe, l’écoute d’Ecophony Rinne (1986) et d’Ecophony Gaïa (1992) est tout aussi fondamentale pour une bonne appréciation des qualités ethnomusicologiques de ce collectif. »

Intéressant n’est-ce pas ?
Ici le groupe exécute le titre « Kaneda »  avec le jegog, instrument balinais en bambou.

2 réflexions sur “Taiko ou Wadaiko : les tambours japonais

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