Sufjan Stevens, l’éternel enfant d’Amérique

Voilà longtemps que je n’ai pas fais signe sur ce blog. Les vacances, l’été… puis la reprise. Une brève pause.

Le temps morose aujourd’hui me permet de me replonger dans l’écriture. Désirant faire un retour coloré et en fanfare, j’ai choisi Sufjan Stevens dont j’avais promis de vous parlé il y a fort longtemps.


L’étonnant prodige américain.
Difficilement classable, sauf peut être dans la catégorie extraterrestre.
Le BG au banjo. L’inconditionnel fan de son pays et de ses 50 états pour lesquels il avait un projet fou : écrire un album pour chacun d’entre eux. Rêveur le bonhomme ? un peu, mais super productif quand même. 9 albums en 11 ans (j’exclue volontairement les 2 albums « ré-orchestration » et les « covers »), dont deux « étatiques » : Michigan (il est né à Detroit) et Illinois.

L’oiseau se balade avec dextérité entre mélodies intimistes et symphonies grandioses. Oscille entre mélancolie et félicité. Jongle avec la folk, le classique et l’électronica.

Cet éternel enfant, est un personnage comme seuls les états-unis sont capables d’enfanter. C’est géographique et culturel. Grandissant avec la bible (école catho oblige !), les supers-héros, les paysages grandioses du Michigan, la ville de Detroit (berceau de la Motown Records, mais aussi du punk et de la techno), le hockey sur glace et le base-ball. Il a étudié la musique, l’art et la philosophie.

Spirituel ? Mystique ? oh que oui ! Outre ses textes, ses albums de Noël (eh oui!), certaines de ses mélodies ou de ses mises en scène, son prénom, Sufjan, le prédestinait sûrement à un avenir singulier. Il est d’origine arabe, emprunté à Abu Sufyan, un éminent personnage de l’histoire islamique et qui signifie « venu avec une épée ». Ce nom lui a été donné par le fondateur de Subud, une communauté spirituelle non-religieuse et multiconfessionnelle, à laquelle ses parents appartenaient à l’époque. On comprends mieux !

Personnellement, j’ai fais connaissance avec sa musique au travers de films où figuraient certains de ses titres, et je ne l’ai plus quitté depuis :
The Tallest Man, the Broadest et  All the Trees of the Field will clap their Hands dans Driving Lessons (petit film britannique intéressant avec Rupert Grint (eh oui je suis curieuse)
– et le fabuleux Chicago qui illumine le célèbre Little Miss Sunshine que vous avez tous vu j’en suis certaine !

Il y a tant à dire sur cet artiste qu’un seul article ne suffit pas ! Je terminerai juste sur le projet The BQE (The Brooklyn-Queens Expressway : voie express devenue le symbole de la société de l’automobile et d’un urbanisme éventreur) film musical répondant à une commande de la Brooklyn Academy of Music. Tout est si bien expliqué dans cet article, que je n’ose m’y atteler. Mais pour conclure, voilà une preuve supplémentaire que Sufjan Stevens est un artiste remarquable.

3 réflexions sur “Sufjan Stevens, l’éternel enfant d’Amérique

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