Quand Stefani Germanotta rends gaga

Je vais faire ce que je ne fais jamais ou presque, parler d’artiste dont je n’aime pas la musique. Ne pas aimer, c’est aussi ne pas être indifférent.


Ce cas de figure est assez spécial cela dit. A force de faire des recherches sur elle, j’ai fini par l’apprécier un peu. Notamment sa dextérité au piano et sa présence cabaret. Je veux parler de Stefani Germanotta alias Lady Gaga.
Aller j’me lance !

Le phénomène
Il y a un peu plus d’un an, après un retard certain, je voyais et entendais Lady Gaga partout, et il fallait que je comprenne le phénomène. Puis, Beth Ditto m’a définitivement convaincu d’y jeter un oeil et une oreille. En effet, lors du concert parisien de The Gossip en mai 2010 (auquel j’ai pu assister) la leader charismatique s’est mise à chanter le refrain de « Bad Romance » en intro de… je ne sais plus quel titre. Assez inattendu, mais chouette ! Alors j’ai voulu approfondir le sujet.

Démesure artistique ou excentricité marketing ?
Bon c’était quoi déjà son single ? Poker face. Le titre et le clip posent les jalons de ce qui deviendra sa marque de fabrique, la propulsant au rang de star mondiale en quelques mois. Ce regard de biche meurtrie, cette voix où l’on entends le gloss qui colle les lèvres, son look improbable, ces chorégraphies où chaque pas évoquent le coït, et surtout ce son « dance » horripilant. Une chose est sûre, elle est là pour marquer les esprits, et elle est prête à tout les travestissements pour faire parler d’elle.


Ce qu’il faut lui reconnaitre
:
– Elle est compositeur et interprète, elle a un joli timbre de voix juste et maitrisé.
– Elle a cette faculté hallucinante à mixer un tas d’ingrédients commerciaux qui ont fait leur preuves, et à piocher à droite et à gauche dans des champs culturels variés : la musique, la mode, l’art et le cinéma des éléments esthétiques reconnaissables, pour inscrire son personnage dans une sorte d’immortalité. En 2010, une exposition « Lady Gaga à gogo » lui a été consacré à la galerie Chappe à Paris, un petit reportage instructif à regarder ici si vous êtes curieux.

Ce que j’apprécie chez elle
Sa présence cabaret très bien illustrée dans les vidéos suivantes. Cette fille est assez déconcertante d’assurance à seulement 25 ans.


L’image s’écorne-t-elle ?

Je ne sais pas combien de temps durera le phénomène. En 3 ans et 3 albums, les mises en scène sont toujours plus osées, plus clinquantes, plus théâtrales, mais les ventes, elles, semblent chuter. Les gens se lassent-ils ? Va-t-elle trop loin ? Des clips montrant des créatures hybrides, provocantes, des nones en latex, des sirènes gothiques… mais où s’arrêtera-t-elle ?

5 réflexions sur “Quand Stefani Germanotta rends gaga

  1. J ‘apprécie beaucoup sa démarche artistique car elle sait exactement ou elle va!! Cependant sa musique me laisse indifférent .
    Je trouve qu’elle « fétichise » son corps tout en le respectant en faisant d’elle une oeuvre d’art contemporaine, j’apprecie beaucoup son côté provoc’.

  2. si je puis me permettre, hum hum comment dire, moi j’aime bien sa musique hein? bouger son corps tout ça, mais franchement chapeau pour les performances de la demoiselles et ses « courts métrages » hyper chiadés et merci à toi Fofi pour cet article d’une grande objectivité!

    • mais je ne suis en aucun cas une police du goût tu as raison d’aimer, et j’avoue parfois je danse sur du lady gaga😉 C’est vrai que j’aurais pu parler de ces clips mais j’ai voulu aller à l’essentiel, dur la vie de blogger ! Merci de tes commentaires ma poule.

  3. Ping : Les chercheuses, des lady comme les autres «

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