Une cellule

Une cellule. Une mauvaise. Qui se multiplie et se propage à une vitesse foudroyante.

Et en quelques mois c’est fini. Un grand gaillard n’a plus que la peau sur les os.

Le cancer, cette saloperie indomptable, a fait perdre à mon beau-frère ses forces, son autonomie, et enfin sa dignité.

Mourir de cette façon c’est tellement brutal et injuste. Et puis, ne pas dire au revoir comme il se doit, ça fait mal. Regretter les choses que l’on aurait dû dire plus tôt, plus facilement, sans détours, c’est difficile à avaler.

Parce que mon beau-frère et moi on partageait une vision épicurienne de la vie, la fête, la bonne bouffe, la musique, je voulais lui dire un au revoir ici, lui dire que je l’aime et qu’il me manque.

Il aimait Art Mengo, depuis j’aime aussi.


3 réflexions sur “Une cellule

  1. Ping : It’s never too late #1 «

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