Amanda Palmer and The Grand Theft Orchestra à la Maroquinerie : The show must go on

Une fois de plus Amanda Palmer m’a bluffé. Cette femme a des couilles et des idées !! Vendredi soir à la Maroquinerie la jeune femme et ses musiciens nous ont livré un show audacieux et pour le moins inattendu !

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Pour les plus connectés du public, la nouvelle est tombée dans l’après-midi sur le fil twitter de la chanteuse. Ceux là savaient donc que cette soirée s’annonçait hors du commun.
Quant à nous, ma BFF et moi, nous n’étions absolument pas au courant, si bien que quand Amanda est arrivée sur scène avec un paquet de pancartes colorées qu’elle a fait défiler : « Bonsoir »« je m’appelle Amanda »« Fucking Palmer »« et j’ai perdu ma voix »« Putain »… on y a pas cru du tout ! On s’est dit : « ppffff… c’est une mise en scène », un instant Mime Marceau comme elle les aime…

Mais non… Scheiße ! Comment envisager un concert d’Amanda Palmer sans sa voix ? sans ses bavardages ?… Qu’importe ! Amanda tentera le tout pour le tout, et utilisera son handicap pour créer une nouvelle interaction avec son public. La chanteuse contournera les obstacles avec imagination et humour, et prouvera que l’on peux être créatif même dans les pires circonstances. Chapeau !

Pancartes et pantomimes
Le concert débute donc avec une Amanda Palmer totalement muette, mais néanmoins énergique ! A l’aide de pancartes conçues durant toute la journée du vendredi, elle interpréta un playback très convainquant de « The Killing Type » entourée de deux couples de volontaires tenant chacun un lot de pancartes (à gauche la traduction française, et à droite les paroles en anglais). Vu le flot de paroles de cette chanson, les pancartes s’envolaient dans tout les sens, retombant sur le premier rang comme des confettis géants. Le public tentera de chanter aussi vite que possible mais le rythme est difficile à tenir, il se rattrapera par contre sur les choeurs qu’il clamera aussi fort que des supporters de foot avec la marseillaise. Surréaliste !
Pour le second morceau « Missed me » (chanson des Dresden Dolls) Amanda et les musiciens du Grand Theft Orchestra se sont adonnés au jeu des chaises musicales. Sur cette mélodie en 2 temps, entrecoupée de plusieurs silences, chacun d’entre eux a échangé son instrument, accompagnant l’action de mimiques tordantes ! C’est dans ces situations que l’expérience d’artiste de rue d’Amanda Palmer prends tout son sens.

Grog et karaoké
Après une série de chansons visiblement pénibles pour Amanda, partagée entre envie, souffrance et frustration, un grog : eau chaude + citron + miel + whisky, semble la soulager. La voilà désormais confiante pour entamer la deuxième moitié du concert, pas aussi librement qu’à l’accoutumée, mais juste ce qu’il faut pour conquérir le coeur de l’assemblée. La belle sera le grand chef d’orchestre d’une soirée inoubliable, allant jusqu’à recruter dans le public des personnes pour chanter à sa place. Oui, carrément ! Deux jeunes femmes se succéderont pour chanter « Sing » et « In my mind ». D’autres parisiens ont également été mis à contribution, des violons et une contrebasse ainsi que des cuivres pour jouer « Leeds United » dans une ambiance de folie !

Faire corps avec le public
Parmi les dernières chansons, « Bottomfeeder » a sans aucun doute marqué tout les esprits. Vêtue d’une veste se prolongeant en une longue traîne pastel, Amanda s’est laissée tomber dans le public tout en continuant à chanter. C’est alors que des vagues de bras se sont relayés avec délicatesse pour porter la chanteuse, la traîne s’étendant sur le public, donnant un sentiment de divin. Amanda Palmer semblait voler au dessus de la foule. Une fois remontée sur scène, une personne présente dans la fosse a juxtaposé deux pancartes de manière si appropriée : « Feel » + « This ». Merveilleux !
Pour conclure cette soirée singulière, un petit rappel, lui aussi en corps à corps. Amanda et ses musiciens ont fendu la foule pour s’installer au centre de la fosse, bien au chaud au milieu de ce public suant de bonheur. Ici ils ont entamé un « Want it back » au banjo et au mégaphone. Le batteur a demandé à l’audience d’être sa batterie, en tapant des pieds et des mains. Un moment très chouette !

La véritable beauté de ce concert c’est la complicité qui s’est installée entre la chanteuse, le public et les musiciens tout au long du spectacle. Mais aussi l’imagination dont à fait preuve Amanda pour maintenir un concert alors que sa voix l’avait abandonné. Un sacré défi qu’elle a relevé avec brio !

Credit photo : clip « Want it back », @lilith_lo et danna kinsky
Amanda Palmer le site : http://www.amandapalmer.net/

5 réflexions sur “Amanda Palmer and The Grand Theft Orchestra à la Maroquinerie : The show must go on

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