Le Mondial du Tatouage 2013 : quand l’art s’invite sur la peau

baby tattoo

Il y a de cela 15 jours j’ai eu la chance d’assister au Mondial du Tatouage 2013. Nom de Zeus comme c’était bien ! Quelques 270 artistes tatoueurs venus du monde entier s’étaient réunis au 104 à Paris  sous la houlette de Tin-Tin (Tin-Tin tatouages, Paris) et de Piero (La cour des miracles, Toulouse) le tout dans une ambiance bon enfant, sous les yeux médusés du public.

Le 104, un lieu époustouflant
Imaginez un bâtiment industriel du 19ème siècle dont plus de 3000 m2 sont dédiés à l’art du maniement de l’aiguille et ce pendant 3 jours consécutifs. Imaginez dans ces murs, des box en ribambelles accueillant les stars du tatouage sur un bruit de fond semblable à moustique géant (les machines). Ajoutez à ceci un monde incroyable, de la bière, des concerts, des concours, et surtout les artistes tatoueurs dans un état de concentration extrême.

Une foule hétéroclite
C’était pour moi une première, mais j’imaginais bien ce type d’atmosphère. Par contre, je ne m’attendais pas à une telle diversité dans la foule. Tout les âges et toutes les couches sociales étaient représentées. C’était très agréable à vivre et à observer, personne ne regardait l’autre comme s’il n’avait rien à faire ici, pas de clivages ni de préjugés. Parmi ce beau monde, il y avaient ceux qui venaient en amis, comme moi, petite joueuse avec deux petits tattoos, et les initiés, le corps presque entièrement recouvert, qui avaient fait le déplacement pour ajouter une nouvelle pièce à leur collection.
Le lieu fleurait bon le sentiment de liberté, tout les styles s’exprimaient, de la pin-up old school au biker rockeur en passant par le gothique. Des gens à demi nu se baladaient sans entraves dans les couloirs du 104, exhibant fièrement leur dernier né fraîchement tranché dans le vif. Sur les tables, on pouvait voir des visages crispés, se concentrant pour ne pas flancher, certains laissaient poindre une larmiche bien compréhensible vu la taille et le nombre d’heures au compteur. Un sentiment de plénitude et de fierté se dégageaient également, on apercevait ça et là des personnes sereines et heureuses de s’offrir une nouvelle œuvre d’art.mondial-tatouage-paris-2013

India Amara - Pearl harbor Gift Shop - Toronto

_IGP5350_IGP5321Mondial-tattoo-Paris-march-2013

Dessine-moi une œuvre d’art
_IGP5329Voilà bien des années que le tatouage s’est démocratisé, c’est désormais une véritable pratique artistique que l’on retrouve dans le monde entier, et sur un nombre croissant de personne. Terminée l’image négative ou vulgaire (quoique !) associée aux voyous ou aux prisonniers. Les artistes tatoueurs ont su tirer profit des enseignements de leurs aînés tout en s’inspirant des courants artistiques tel que le graffiti, l’art abstrait, la BD, le graphisme… Le tatouage demeure un art populaire à la portée de tous (bon faut économiser un peu), un moyen de décorer son corps, de manière symbolique ou non, un véritable art de vivre que l’on aime afficher.
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Lors de ce Mondial, j’ai pu découvrir le travail de beaucoup de pointures, des tatoueurs classiques (motifs old school, d’inspiration asiatiques ou celtiques) et de vrais innovateurs en matière de traitement de la couleur ou du trait. Du figuratif, de l’ésotérique ou du naïf, tout était démonstration d’un savoir faire indéniable et d’une très belle sensibilité. Si, comme moi votre cœur bat pour le trait, la couleur, l’expression du dessin, je vous assure que rien n’est plus beau que ce type d’événement, voir en direct un tatouage se profiler, s’écrire à jamais. Le tatouage a cela de magique qu’il est vivant et qu’il bouge et prends de l’âge avec son hôte.
J’ai apprécié le travail de plusieurs tatoueurs, j’ai malheureusement oublié plein de noms, mais j’ai retenu : le réalisme subjuguant de la madrilène Laura Juan, la finesse et l’ésotérisme de India Amara venue de Toronto, l’aspect « aquarellé » des parisiens de Street tattoo. Mais celui pour lequel je suis tombée à genoux est le lyonnais Mathias Bugo du studio Artribal dont voici le travail ci dessous :
Mathias Bugo - Artribal - LYON

Pour conclure je dirais juste « Merci le Mondial du tatouage ! »
http://www.mondialdutatouage.com/
www.facebook.com/LeMondialDuTatouage

On finit en chanson ? Yeah ! L’irlandaise Imelda May et le titre « Love tattoo »

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