Interiors – Glasser : écoute et avis

GLASSER-INTERIORSMieux vaut tard que jamais comme on dit !

Interiors est sorti il y a plus d’un mois maintenant et malgré plusieurs écoutes j’avais besoin d’y consacrer un vrai temps, celui qu’il mérite.

J’ai pris une mauvaise habitude depuis que j’anime ce blog, celle de  « consommer la musique » goulûment, presque sans égards. Pourquoi ? pour dire d’avoir écouté et surtout pour traiter le sujet « à temps » durant le buzz, la vague… et voir les statistiques augmenter… mais c’est du flan et je ne m’aime pas me trouver dans cette dynamique dégueulasse. Alors voilà, je me suis promis d’écrire uniquement quand je le sens, ceci entrainant une absence parfois… prolongée.

Concernant Glasser et son nouveau bébé Interiors l’instinct a pris le dessus très vite (Glasser aka Cameron Mesirow je vous en avais parlé ici et ici). Ce fameux sentiment qui indique en moins d’une minute que j’aimerai cette personne et ses sonorités pour longtemps.
Je n’ai malheureusement jamais vu Cameron Mesirow en concert, j’ai particulièrement adoré son premier album Ring et je suis tout aussi séduite par Interiors. Glasser fait parti de ses artistes difficiles d’accès à la première écoute, il faut être disponible pour saisir toutes les subtilités, les effets étranges, les cliquetis rythmiques, et surtout se laisser porter par sa voix et l’histoire qu’elle a à nous raconter.

A la première écoute, Interiors apparaît cohérent, homogène : les orchestrations sont sinueuses et percussives, la voix y ondule enivrante et mystérieuse. Des effets de programmation viennent surprendre l’auditeur : des cordes d’inspiration asiatiques, des rythmiques synthétiques et même des chants d’oiseaux ! C’est lors d’une seconde écoute plus approfondie que la thématique des « intérieurs » se révèle particulièrement intéressante. Les titres de chanson annoncent la couleur : « Shape », « Design », « Window I, II et III », « Landscape » et les paroles fouillent le sujet sous différents angles.

Est-ce parce que Camille Mesirow a migré de sa Californie natale vers le sud de Manhattan qu’elle interroge sa vision de l’espace et du cadre ? La géométrie de son lieu de vie ? Sûrement !
Interiors est, comme l’artwork de l’album le montre, un questionnement sur l’espace privé distordu semblant glisser des doigts de sa propriétaire. L’intime et les relations qui en découlent sont explorés dans cet album concept, audacieux et original sur lequel votre oreille mérite de s’attarder.

6 réflexions sur “Interiors – Glasser : écoute et avis

  1. Ping : Que 2014 nous regonfle à bloc ! | Nom de Zeus, fabuleux !

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