Latin Latas : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme

La Semaine du Développement Durable touche à sa fin et à cette occasion un petit clin d’oeil musical. Oui musical !

Latin Latas est un groupe de musique colombien qui joue exclusivement avec des instruments recyclés, assemblages ingénieux de matériaux de récupération. Crées il y a un peu plus de 2 ans, les « boîtes de conserve latinos » confectionnent eux-mêmes leurs joujoux sonores et en profitent pour interpeller les spectateurs sur la protection de l’environnement.

Circuits imprimés, tambour de machine à laver, poignée de porte, vinyls, jouets en plastiques tout est matière à détournement ! Les Latin Latas ont une inventivité qui force l’admiration et le résultat sonore est bluffant, les styles musicaux sont volontairement variés afin de parler au plus grand nombre : « nous faisons du rock, du reggae, de la cumbia, de la pop, du funk. Et c’est très important pour nous : comme il existe plein de goûts différents, nous pouvons apporter notre message à de nombreux publics », Andrea Defrancisco chanteuse des Latin Latas.

Oui bien sûr les Latin Latas ne sont pas les premiers a avoir eu l’idée de fabriquer une guitare avec des objets de récupération. Certains américains, bluesman des grands espaces ou des quartiers pauvres ont eux aussi démontré qu’un bout de bois, une boîte de conserve et une corde pouvaient devenir une guitare électrique qui envoie ! Par exemple, Seasick Steve, vieux farmer barbu qui gère bien niveau guitare faite main à voir ici, ou Jack White le génialissime prêtre du rock qui bricole sa une corde coca ici. Question instruments à tubes, le Blue Man Group dont je vous avis parlé ici, a su se montrer très créatif avec le PVC !! Et je suis certaine qu’il en existe bien d’autres (n’hésitez à me poster d’autres références en commentaires, je suis curieuse !).

Ce qui fait la différence avec les Latin Latas c’est le message qui accompagne la fabrication d’instruments : protéger la nature, être attentif aux répercussions qu’engendrent nos modes de vie sur le monde animal et ralentir la machine en marche pour toujours penser aux générations futures. D’ailleurs, les musiciens appartiennent à un collectif baptisé « Art et ordure » qui réunit à Bogota une vingtaine de groupes utilisant des déchets recyclés pour confectionner des sacs, des jouets ou monter des spectacles. Ce collectif intervient également auprès des écoles afin d’inciter les enfants à pratiquer le tri sélectif. « Le but, c’est que les gens se rendent compte que le recyclage d’ordures, ce n’est pas quelque chose de sale, mais une démarche innovante« , souligne Diana Higuera, qui joue de la flûte, du saxophone et de la clarinette au sein des Latin Latas.

Les actions et les idées de ce groupe font réfléchir et rappellent combien il est important d’utiliser nos méninges et notre énergie à réutiliser, à transformer et à prolonger plutôt qu’à consommer sans relâche, en oubliant qu’au fond c’est à nous-même que nous portons préjudice. Vive la nature et vive la créativité !

Crédit photo : Jhon Paz/Terra

3 réflexions sur “Latin Latas : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme

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