Festival Les Femmes S’en Mêlent 2016, j’y étais !

les-femmes-s-en-melent-2016Chaque année la programmation du festival « Les Femmes S’en Mêlent » (LFSM) fascine et met en joie !
LFSM en mode chercheur d’or a pour habitude de révéler les pépites en marge du courant mainstream. La scène indépendante féminine est donc à l’honneur durant deux semaines : un éventail d’une trentaine d’artistes et plus de 60 dates en France dans près de 30 villes partenaires, dont Amiens la Belle ! (Big up La Lune Des Pirates !)
Jamais, je dis bien jamais, je n’ai été déçue par les artistes que j’ai eu la chance de voir durant ce festival de grande qualité (édition 2015 ici). Les styles sont tellement variés qu’il vous est impossible de ne pas y trouver votre compte ! Quant aux femmes présentes sur scène, se sont toujours des musiciennes aguerries et des artistes originales.

Cette année encore, je m’y suis rendue à l’aveugle, confiante et pleinement convaincue de passer une excellente soirée. Du côté d’Amiens, le cru 2016 fut exclusivement américain avec l’inclassable Emily Wells et la bluffante K-Flay. C’était il y a un peu plus d’une semaine et depuis je ne cesse de fredonner les airs de mes deux nouvelles copines trentenaires.

EMILY WELLS

Emily Wells n’a pas de territoire musical de prédilection.Tout semble possible pour cette violoniste de formation, capable de voguer entre trip hop symphonique et folk fantomatique.
C’est sur scène que la texane révèle ses incroyables aptitudes de « performeuse ». Dans une jungle d’instruments et de fils, son violon en bandoulière, elle est l’orchestre et le chef d’orchestre. En véritable alchimiste des samples de toute nature, elle propose un voyage musical inédit hybridant sonorités organiques et électroniques. Le show est millimétré sans omettre la poésie visuelle d’un medley de vidéos vintages où les protagonistes entament une conversation sourde avec l’artiste. Divin !
Ce soir là à Amiens, Emily Wells a fait la démonstration d’une maitrise instrumentale fascinante conjuguée à la fêlure d’une voix précieuse. Quatre albums déjà et beaucoup de talent, je vous laisse en juger par vous même :



emilywellsmusic.com
www.facebook.com/emilywellsmusic

KFLAY

Petit bout de femme toute de noire vêtue, Kristine Flaherty alias K-Flay a le phrasé de quelqu’un qui a roulé sa bosse. Son grain de voix à l’aspérité addictive donne des airs de Bianca des CocoRosie. Quant à la musique, résolument hip hop, elle est jouissive ! (impossible de réprimer des mouvements d’épaules à l’écoute de K-Flay).
Pétrie de timidité à son entrée sur la scène de La Lune, K-Flay est devenue électrique dès la première chanson. Entre spasmes des membres supérieurs, chevelure sauvage et tirage de langue intrépide, la californienne incarne la « sale gosse » qu’on attendait. Enchaînant les titres rythmés, diction en mode formule 1, K-Flay a impressionné le public amiénois qui s’est donné sur la piste. Nul doute qu’elle retiendra votre attention également. Sa musique est à emporter dans vos périples urbains afin de donner un nouvel éclairage au bitume et au béton. Magnéto :


kflay.com
www.facebook.com/kflaymusic/

Crédit photo : Will Dum
Merci à Paul et Ephélide

Dans un tout autre registre, durant ce festival génial j’aurais adoré voir Gwenno.
Le nom de ses chansons est imprononçable, normal c’est en gaélique ! Mais sa musique me donne l’irrésistible envie de partir faire la fête sur la plage :

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